#2 – Solitude

cropped-p1020897.jpg

(c) Sca Photographie

Comme quand, parfois, l’on ressent un profond vide en soi, que l’on soit seul ou accompagné à cet instant ; juste un vide comme si quelqu’un ou quelque chose manquait…

Comme si, parfois, ce vide ressemblait à un gouffre, au bord duquel l’on se tient, trop près, attiré par le vertige des profondeurs ou le besoin de savoir ce qu’il y a au fond…

Comme quand, parfois, je suis là et pas toi, qui que tu sois, que « là » soit un endroit ou une envie…

Comme quand, parfois, je me sens seule avec ou sans toi, cela dépend du moment, de ce que l’on avait décidé d’en faire ou de ce que l’on en fait habituellement ; qu’importe le moment en fait, à cet instant ton absence creuse le vide…

Ma solitude est peuplée d’une multitude d’absences qui ne font que s’additionner les unes aux autres ; qui ne font que creuser un peu plus le vide ; qui ne chercheront jamais à le remplir…

 Comme si finalement ma solitude était peuplée parce que j’attends tes absences là où elles ne seront jamais, et ne les attends pas là où elles se présentent…

Publicités

#1 – Coincée

Il y a des choses que j’ai envie de dire parfois. Alors, je sors un de mes nombreux carnets, je débouche mon stylo plus vite qu’il n’en faut pour le dire et… je reste scotchée. Cela ne sort pas.

Dans ces moments-là, c’est comme s’il y avait une boule coincée entre mon cerveau et ma main ; boule qui empêche le sang de passer, qui empêche ma pensée de se formaliser, de se mettre en mots, qui m’empêche de m’exprimer.

Comme si au fur et à mesure que la pensée prend vie dans ma tête, que l’envie de la noter est complète et que j’attrape ce qu’il faut pour l’immortaliser, parfaite… je finis par me retrouver l’esprit vide, le crayon en l’air… et ne résonne alors plus qu’une petite brise chaude et déterminée, s’employant à pousser hors de la ville déserte, mes idées.

Le vide m’occupe, alors, m’étreint en mon sein, semble m’écraser, m’empêche de respirer…

Peut-être est-ce mieux. Tout balayer plutôt que d’avoir à assumer la nuance déferlante de mes prises de conscience…